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Roman Photos Laos

LE LAOS by marie
Du 16 mai au 29 mai 2008

Les aventures des Dubrou en Thaïlande se poursuivent au Laos, avec une descente du Mékong de 2 jours qui donne le ton pour la suite !



1er petit bateau pour traverser un canal, débarcadère avec une montée terrible à pieds, bagages suivant… ainsi commence la valse des bagages…



Pourtant, petit retour en arrière, les Dubrou se sont délestés de 2 sacs sur 5 en Nouvelle Calédonie ! Mais même 3 + le CNED (ce f….. CNED) s’avèrent très lourds…
Traversée des douanes à pieds, et embarquement sur notre bateau définitif : sorte de longue péniche précaire avec des bancs en bois, et c’est tout !
A notre surprise, elle est peuplée essentiellement de touristes routards, avec quelques spécimens quand même, et de quelques locaux.





Je réussis à installer ma « nichée » sur un matelas déniché à l’arrière, car la péniche sert d’habitation au « capitaine » et sa famille.

Erreur ! Que nous comprenons dès le départ, nous sommes juste à coté des moteurs, dont le bruit est conforme au cahier des charges local !!!
Le bateau est bondé, on ne peut plus circuler, c’est parti pour 8 heures !



Heureusement, un panorama féérique défile sous nos yeux : paisible descente au fil d’un Mékong boueux, mythique, dont les rives révèlent des forêts tropicales, des montagnes verdoyantes, ou quelque village enfoui au cœur d’une nature vierge et intacte de toute civilisation moderne.





La vie des laotiens s’articule d’ailleurs au rythme de taches simples mais nécessaires à leur vie au quotidien, comme la pêche.

1ère nuit dans un petit village local perdu dans la végétation à mi-parcours de notre « croisière s’amuse » !



Surprise pour l’embarcation le lendemain matin ! Beaucoup plus petite, mais avec les mêmes passagers (dont certains deviendront des compagnons de route), mais en plus de nouveaux locaux, et des marchandises ! Cette fois, on peut dire que nous sommes encastrés sur nos bancs, pas question d’envisager de bouger, et ce pour encore 8 heures………



Une rencontre de voyage inattendue !

Arrivée à Luang Prabang, petite ville au milieu de collines, au confluent du Mékong et de la rivière Nam Kane.
1ère ville du Mékong par sa beauté, si paisible, où le temps semble s’ être arrêté, avec ses ruelles bordées de maisons coloniales, de petits cafés et de petits marchés.
Elle nous rappelle Antigua au Guatemala.





Nous prenons nos quartiers pour le petit dej dans un petit resto au bord du Mékong : ses 3 terrasses en bois qui surplombent les rives du fleuve nous offrent un splendide panorama, digne du plus grand hôtel touristique… mais d’ailleurs, cela ne présage t-il pas d’un tourisme accéléré dans les années à venir ?





Ballade dans un grand marché de nuit, ou les femmes de la tribu kmong vendent leur artisanat.

Ainsi que dans un marché beaucoup plus local où l’on vend de tout : de la droguerie, en passant par l’épicerie, viandes, légumes…



Nous y mangeons d’ailleurs une des meilleures soupes de la région, il fallait juste oser, vu le cadre !

Ascension des 328 marches du mont Phousi pour admirer une vue générale de la ville, ou le Mékong reflète tous les dégradés de verts de la forêt tropicale.



Anecdote incroyablement vraie !
Alors que nous déambulons dans les ruelles, un couple « blanc » nous interpelle :
« Mais regarde, ce sont les Quoi de 9 qui font le tour du monde ! »
Reconnus au fin fond du Laos, pas mal non !!!
Ce couple de jeunes médecins français fait un tour du monde en 4 ans.

Baignade dans des chutes d’eau, avec Guillaume et Julia, nos petits savoyards copains de route. Les chutes descendent en cascade sur des rochers où elles ont creusé de petits bassins ; l’eau est turquoise, magnifique.





6 heures en van local, avec d’autres compagnons de route, au rythme des routes de montagne en lacets, pour rejoindre Vang Vieng, petite bourgade très jeunes routards, attirés par le cout si bas.

Chemin faisant, rencontre de quelques instants avec des villageois des montagnes, enfants et vieux, vivant de rien loin de tout, mais riches en authenticité… Les photos parlent d’elles-mêmes…



La région de Vang Vieng est surnommée « la baie d’Halong » du Laos, par l’étrange ressemblance avec ses montagnes calcaires en pain de sucre sculptées par l’érosion qui jalonnent le paysage.

Notre gesthouse donne directement cette fois-ci sur la rivière Nam Son, au milieu d’une superbe végétation tropicale.



Nous louons 2 motos qui nous permettent d’arpenter les pistes, au milieu des pains de sucre et des rizières, et de rencontrer des tribus encore plus isolées, vivant en quasi autarcie.





Quand nous sommes arrivés dans la tribu, seules quelques personnes nous entouraient, en 5 minutes, nous étions entourés de tout le village, nous dévisageant, prenant des photos avec notre appareil !



Nous avons un franc succès avec notre sac de perles en bois, que femmes et enfants s’empressent d’enfiler.
En échange, on se voit gratifiés de quelques bananes.



Moments inoubliables, simples, empreints de tant de chaleur humaine, et de communication par gestes uniquement…



Nous sommes au fin fond des montagnes de Vang Vieng, bourgade au fin fond du Laos, pays au fin fond du monde…



Quelques grottes au passage dans les montagnes renfermant de beaux Bouddhas, et baignade improvisée dans des trous d’eau fraiche et limpide.



Activité inattendue dans un pays si vierge : une descente de la rivière en bouée ! Un tuk tuk nous accompagne 6 km en amont et nous « largue » sur les berges.

Et là, commence la paisible traversée, langoureusement bercés par les petits remous, au fil de l’eau, dans un paysage montagneux… Que nous croyons, nenni !!!



Sitôt les premiers 100 mètres, nous apercevons un bar aménagé dans une paillote au bord de la rivière, où s’arrêtent des 100aines de jeunes routards venus explorer la région et……….se saouler la gueule………musique à fond………

Agathe est apeurée dans cet univers inconnu !

Quant à nous, pour le moins déconcertés, surtout que les bars se répètent régulièrement, au début du moins. Mais à la grande joie des filles, ponctués de tyroliennes géantes et trapèzes haute voltige, plongeon dans la rivière, aux normes locales !



Heureusement, les jeunes trop éméchés pour poursuivre leur descente en bouée restent confinés dans les bars, et nous poursuivons notre navigation tranquillement, les bars sont finis, au rythme des monts embrumés au milieu de la végétation luxuriante.



4 heures en re-van local, avec toujours nos compagnons de route, il est bien connu que les Dubrou ne savent pas rester seuls (!), pour atteindre Ventiane, la capitale.

Ventiane avec ses vieilles villas coloniales, ses larges avenues, sans building, à l’échelle humaine, ce qui en fait son charme.



Nous mettons à profit les 3 jours qu’il nous reste avant l’Afrique pour mettre à jour les envois du CNED (toujours lui), nos valises, et nos derniers achats dans le monde du « pas cher » !
Pour ce, cadre agréable d’un hôtel au charme vieillot rococo, dans un superbe jardin tropical, avec piscine même !



Nous dégotons même des chocolats liégeois en ville, et un resto français «chic », ou l’on réexplique aux filles qu’il faut manger avec couteaux et fourchettes, qu’il ne faut pas boire à la bouteille, et ne pas s’essuyer sur le tee shirt…
Sachant d’ores et déjà que nous regretterons nos « boui-boui » cantines, désormais familiers !



Et oui, ainsi avec le Laos s’achèvent nos aventures en Asie.
Le Laos, écrin de verdure et de nature, préservé encore du modernisme et des décadences qu’il peut entrainer, si attaché à son mode de vie ancestral, où vit un peuple vrai, authentique, qui tente de survivre sans artifice.
Mais ce, combien de temps encore ce petit paradis perdurera t-il inviolé, à l’abri du tourisme ravageur ?…



Trois mois et demi d’Asie, que nous quittons avec nostalgie et beaucoup d’émotion.
L’Asie, une autre planète se vit à part entière, ou toute blanche, ou toute noire. Pas de compromis.
Soit on ne peut se fondre à cet univers grouillant, ces cultures si différentes et si éloignées de notre monde occidental et de nos petites habitudes… Mais à y réfléchir, qui est dans « le vrai » des cultures et moeurs ?……….

Soit on parvient à s’initier pas à pas à un mode de vie et de penser différent, et l’on peut alors vivre en adéquation avec la frénésie d’un monde où l’on réalise que tout est possible…

« Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain…. » Ronsard

PS – Pour la petite histoire, tout ce roman tapé en temps et en heures durant le séjour au Laos a été perdu (par qui ?) dans l’ordi 8 jours après notre arrivée en Afrique………. A ma grande joie, je l’ai entièrement réécrit, en décalage horaire…

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