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Roman Photos

LA NAMIBIE by marie
Du 22 juin au 2008

L’aventure en camping car continue pour les Dubrou.
Je reprécise pour ceux qui ne l’auraient pas lu dans les romanes photos de Thaïlande, et aussi parce que plusieurs personnes nous l’ont demandé, la famille Perez va bien, ils nous ont quitté début mai pour raisons personnelles et sont tranquilles chez eux en France !!!

Passage de la frontière entre l’Afrique du sud et la Namibie, et à nous la découverte d’une nouvelle contrée !
La Namibie que nous pénétrons par la région du Kalahari nous interpelle déjà par ses paysages arides et plats de savane, ces kilomètres de routes et de pistes, sans âme qui vive, et cette luminosité éblouissante.

Le Fish River Canyon

C’est notre 1ère étape.
Plus on avance sur la piste en soulevant des nuages de poussière, plus la végétation se fait rase, plus la roche affleure.

Le relief se déchire jusqu’à l’arrivée dans la cassure spectaculaire du canyon, creusé millénaires après millénaires par la Fish River.
Ce canyon est le 2ème plus grand du monde, après le Grand Canyon aux Etats Unis.


Quels chanceux nous sommes d’avoir vu le 1er plus grand canyon au monde au Colorado, le 2ème en Namibie, et aussi souvenez vous le 3ème Blade River Canyon en Afrique du sud !

Nous nous posons dans un camping en plein désert de rocaille à Hobas, alimenté par un groupe électrogène et une éolienne !


Les filles déballent leur passe temps favori, la dinette.

De Hobas, on rejoint les points de vue les plus accessibles et spectaculaires sur le canyon.
En fait, une véritable cassure des hauts plateaux arides fait soudain plonger le long de vertigineuses murailles sombres, au bas desquelles brille le filet vert de la Fish River.


Ce décor de roches ciselées par l’érosion s’anime d’ombre et de lumière au crépuscule, spectacle que nous ne manquons pas, Christophe, Emma et moi, Cléa et Agathe préférant ne pas rouler pour un moment !

Les points de vue sont tous plus beaux les uns que les autres : canyon torturé, creusé par la rivière sur une longueur de 160 km,


Dénivelés de plus de 500 mètres de haut,


Hauts plateaux cisaillés par une énorme faille où il ne fait pas bon s’approcher trop près du bord !

Quelques animaux de déserts : lycaon ou chien sauvage,


Ecureuil du désert peu farouche,


Oryx,

Et quelques arbres adaptés aux grandes amplitudes thermiques comme l’arbre carquois.

Nous adorons les lieux et décidons de rester un jour de plus à farnienter, resto, piscine dans un camping bush de, avec vue sur le désert de rocailles ! Pas mal, non !

camping canyon road

Luderitz et sa région

Après avoir traversé des paysages absolument désertiques de savane herbeuse jaune paille


Puis de plaines sableuses où la température grimpe brutalement à 30°


Nous sommes surpris par la petite ville portuaire de Luderitz qui vit principalement de l’activité de la pêche et de l’extraction diamantaire.

Jolies maison aux façades pastel qui s’illuminent au coucher du soleil.

En arrière plan sur la colline, anciens townships, quartiers bidonvilles avec ses cabanes agglutinées en béton ou en tôles dans la partie la plus pauvre.

Nous nous précipitons dans ces townships, avides de rencontrer le peuple, car il faut le préciser, j’ai été bluffée moi-même, dans un pays grand comme une fois et demie la France, il n’y a que 2 millions d’habitants, autant qu’à Marseille par exemple………….Aussi, la population, il faut aller la chercher !!

Encore une fois, nous osons nous aventurer seuls, sans guide.
Les gens nous regardent étonnés d’abord, puis répondent à notre salut.

Et cette fois, perchés dans la partie la plus haute du township, nous répondons à notre envie irrésistible de descendre du camping car………….

Quelques enfants d’abord s’approchent, puis c’est vite l’euphorie, la liesse !!
Ils nous demandent des stylos, on leur donne des crayons, des cahiers.


Ils sont hystériques pour être pris en photos, se bousculent, se marchent dessus !

Christophe discute avec un gars qui tient une mini échoppe, à l’ouverture grillagée (se protègent-ils aussi entre eux ??), où l’on ne trouve quasiment rien.

Si, ils nous proposent quand même quelques diamants microscopiques !
Les filles sortent timidement du camping car pour se mêler à la foule !

L’histoire a 2 épisodes car les Namibiens nous demandent de leur envoyer les photos. Aussi, nous en faisons développer en ville le lendemain et retournons au township en fin d’après midi.
Et bis répétita ! Ils nous reconnaissent, se précipitent, et à la vue des photos sont hilares !

Croyant que le surlendemain encore nous nous leur rapporterons des photos, ils me harcellent pour être photographiés !
Je leur explique en vain que nous partons……..

A la nuit vraiment tombée, par obligation plus que par sagesse, nous quittons cet endroit qui restera encore une fois à jamais gravé dans nos esprits, par tant de chaleur humaine, de vie trépidante, de vision d’enfants au nez morveux, d’habitations désolées et de pauvreté que l’on aurait tendance à oublier devant ces visages noirs, lustrés, aux dents blanches, si souriants…………

La péninsule de Luderitz 20km plus loin nous transporte dans des paysages simplement lunaires et uniques.

Les sables du désert sont brutalement parés de saillies de gré sombre, et le vent souffle la froidure de l’océan (10°)….

Par endroits, un marais salant où la croute blanc éclatant du fond en sel reflète le ciel en un bleu turquoise qui semble un lagon perdu au milieu du désert ! C’est merveilleux !


Une piste fait le tour et s’arrête sur les différentes plages et sites : Diaz Point avec son phare, vue sur le large et une petite ile où vit une colonie d’otaries.

Ou une grande plage de sable gris, une épave enfouie…

Le Parc du Namib Nautkluft

Dans cette partie de Namibie, les routes ne sont plus goudronnées sur des centaines de km.

Paradis de terres sauvages qui déploie ses contrastes sur des plaines infinies de savanes,


D’herbes sèches traversées par une ceinture de dunes rouges,


Et de montagnes ocres, plissées.

Chaque étape, à un nouveau camping nous enchante par son coté perdu au milieu d’immensités.

Au passage, faune sauvage encore plus authentique car vue dans son cadre naturel idyllique !

Les principaux attraits de ce Parc sont la région de Sestriem et ses mythiques dunes de Sossusvlei.
Dès l’entrée du parc, cette large vallée s’enfonce dans le désert le long du lit de la rivière Tsauchab. Elle se fraie un passage au sein d’enchevêtrement de dunes de sables ocres, roses ou rouges selon l’heure du jour, au pied desquelles des acacias erioloba ou camelthorms (mot à mot acacia de la girafe) centenaires se dressent fièrement.

La 1ère partie du parc possède un charme subtil, différent de celui des mers de dunes car le sable se mélange constamment aux collines granitiques aux tons dorés.

Plus on avance vers l’ouest , plus le sable devient profond et les dunes se resserrent. Les filles (et nous aussi !) ne résistent pas à l’envie d’escalader ces fameuses dunes tant attendues !!!
Le sable est chaud, le ciel est bleu azur, c’est magique !!!

Puis en bord de route se dresse la dune 45, la plus plus plus tout ! Il faut le dire, époustouflante !

photo coucher soleil

Nous gravissons une partie de sa hauteur le long de son arête, et la redescendons en roulant ou courant.

Les filles tentent même le surf sur sable, pas mal !


Pique nique aussi au pied de la dune, panorama dithyrambique !

La dernière portion du parc, nous la parcourons en 4×4 local, car ce n’est plus que de la piste en sable.

Le Dead Vlei : cuvette au sol durcie par une croute blanchâtre salée, qui comme son nom l’indique ne reçoit jamais plus l’eau de la rivière ; le chemin est rude, même en hiver il fait chaud et nous sommes desséchés autant que le désert.

Mais la marche est récompensée, des squelettes d’arbres figés dans la cuvette blanche confèrent une impression de désolation, absolument grandiose.

Le Sossusvlei : le site lui-même est un lac asséché, au centre d’un véritable cirque de dunes gigantesques.

Les dunes les plus hautes du monde bordent Sossusvlei et avec leurs milliers de petites sœurs forment un océan de sable.

Tout n’est que pur orange et rouge des dunes, impressionnant !!

Bleu du ciel et blanc de la croute saline tachetée ici et là par les points verts des buissons du désert.

Dernier effort, nous montons encore le long de l’arête d’une haute dune, en file indienne.

Quelques râleuses au début, dont moi, puis la féerie du paysage autour de nous estompe vite la fatigue, c’est à couper le souffle, sens propre et figuré !

On aurait presque le vertige sur cette étroite ligne avec le vide de par et autre.


Nous assistons sur le chemin du retour pendant le coucher du soleil, à la plus grande palette de couleurs que la terre puisse donner : des pastels ocres, aux oranges et rouges vermillon intenses, en passant par toutes les terres d’ombre, de sienne naturelle, brulée…………de quoi flatter la rêverie d’un peintre !

Et encore le petit hameau de Solitaire, le Bagdad café de la région , avec son commerce/épicerie/buvette/tabac/snack/station essence.

La skeleton coast

Le surnom de « cote des squelettes » vient des nombreux squelettes humains et animaux, ainsi que des épaves de bateaux qui se sont échoués et ensevelis au gré des tempêtes de sable.

La route depuis Sesriem pour rejoindre cette cote est tout simplement merveilleuse : savane herbeuse immense,


Puis tout à coup la piste commence à tourner dans un col inattendu de dunes de roches


Puis à nouveau étendues désertiques avec un rocher de granit qui émerge soudain au bord de la piste


Ou bien de surprenantes forets d’acacias en plein désert !

Walvis bay

Grand port en eau profonde de la Namibie, cette petite ville au bord de l’océan nous surprend par son épaisse couche de brouillard et son coté « zone industrielle » !


Nous explorons la petite presque ile de Pelican Point, entourée de marais salants aux camaïeux de rose,


Et terminée par une longue plage de sable gris où les phoques batifolent dans la mer.

Swakopmund

C’est LA station balnéaire de Namibie à l’architecture de type hollandais, et beaucoup de « blancs blonds » ! Tout contribue à créer une ambiance plus européenne qu’africaine !


Les filles ramassent des moules géantes sur l’immense plage de Swakopmund.

Cap Cross

C’est l’endroit où vit la plus grande colonie d’otaries du monde, environ 100 000 individus ! Cette partie de la cote leur est réservée ; et on les observe à quelques mètres.

Incroyable, les rochers, la plage et l’océan sont noirs d’otaries.


Vautrées sur la plage, elles instaurent une ambiance spéciale par le brouhaha de leurs cris sourd et une odeur…marquée !


Nous ne résistons pas à l’envie de sauter la barrière pour les voir de plus près .


Elles n’en sont pas offusquées et continuent à se prélasser, se chamailler, et à beugler à coté de leurs rejetons .

Le Damaraland

Nous décidons, ou plutôt Christophe décide d’emprunter une piste plus vraie que vraie, sableuse, que personne n’emprunte, et ce sur 200 km.


Paysages magnifiques, certes !


Mais petit détail, nous ne roulons pas évidemment à la vitesse prévue, et la nuit nous surprend… en plein désert …Au début, c’est l’euphorie, on dort là , au milieu de nulle part, super, génial ! Nuit noir d’encre, pas un brin de lune ! Et puis à 22h, Cléa se réveille d’un cauchemar en hurlant « il y a quelqu un dans le camping car !!! ». A partir de là, l’angoisse et la tension de Christophe vont grandissantes…Moi, pas trop, car il n’y a personne 100 km à la ronde, qui pourrait nous agresser ? Néanmoins, à 23h nous reprenons la piste, pas trop rassurés, avec des rencontres insolites


Et allons à la 1ère petite ville Uis, dans un camping clôturé qui veut bien nous ouvrir la porte à minuit.
Uis, petit village au long passé minier, s’est endormi depuis la fermeture des mines… s’ensuit pauvreté, plus de travail, famine…


On achète 2 poulets à des gars qui ont faim et vendent quelques pierres semi-précieuses.

Randonnée pédestre dans le ravin au pied du massif de Brandberg, la montagne la plus haute de Namibie


Pour aller voir une célèbre peinture rupestre « la dame blanche » sur une paroi rocheuse, laissée par les 1ers bushmans.


Rencontre charmante sur le bord des pistes poussiéreuses que ces femmes de la tribu herero, vêtues des traditionnelles robes et coiffes victoriennes.

Splendide apparition que cette femme immense, imposante et plantureuse, à la coiffe orange dans les couleurs dorées du coucher de soleil !

Je me précipite à sa rencontre, nous sympathisons rapidement, elle s’appelle Gerhardine, et nous fait volontiers visiter sa case carrée en bois et bouse de vache.


Nous sommes frappés de plein fouet par le dénuement de ce peuple qui vit de rien et avec rien : terre sèche, stérile, aride, où rien ne se laisse cultiver, un matelas, un peu de linge, une marmite à 3 pieds pour poser sur le feu, une cuillère… et c’est tout…


Nous dévalisons le camping car pour lui donner de la nourriture, son visage s’éclaire et elle dit : « It’s a happy day for me ! »


Nous lui achetons des poupées noires en chiffons, cousues de leurs mains et vendues dans des petits stands de fortune au bord de la piste poussiéreuse, tout au long du jour et des jours, dans le but de retenir les quelques visiteurs de passage…


Et puis, riche idée de ma part, comme nous nous sommes comme d’habitude attardés et qu’il fait presque nuit, à 1h du prochain camping, nous demandons à Gerhardine si l’on peut dormir dans le camping car à coté de sa case. Christophe l’ayant vu si imposante, à vivre seule dans sa petite case, s’est senti « en sécurité » à ses cotés !!!
Ma requête est acceptée avec grande joie .


Je prépare un plat de pates, et immersion totale au milieu des peuples herero et autour d’un feu de camp. Plein de personnes et d’enfants se sont joints au groupe .


Liesse collective quand on leur fait gouter du pain et du beurre, des courgettes à l’huile d’olive, des spaghettis collés avec une sauce tomate en boite, et des chamallows grillés sur un pic au feu de bois ! Alors que leur quotidien s’articule autour d’un plat de porridge sucré ou au bouillon de débris de viande…


Gérhardine dit à nouveau : « It’s Christmas day today ! ».
Le lendemain matin, nous leur faisons partager notre petit dej à l’intérieur du camping car


Et donnons encore une partie de nos affaires.


Les filles initient les enfants locaux à leur éternelle dinette ? même Cléa !


A nouveau, divine apparition que cette femme sans âge de la tribu Himba, habitant quelques cases plus loin ; son visage aux traits fins, son torse et ses membre nus brillent sous la graisse rougie par la poudre d’hématite ; ses chevilles et ses poignets sont encerclés de bijoux cuivrés ; elle est vêtue en tout et pour tout d’un pagne en peau de chèvre.


Quel poignant melting pot !


Je sens une humilité et une résignation dans le regard de cette femme qui en dit long…


Elle ne cherche pas à parler, mais subit…Contrainte de poser pour une photo en échange d’argent (qu’elle nous demande), ou de nourriture (que nous lui donnons). Le compromis est tragique, et on le ressent bien…La fille est fière aussi.


Ceci se vérifiera un peu plus tard, dans une ville plus touristique, où tout un groupe de femmes Himba vendent quelque artisanat sur un trottoir. Femmes, bébés, adolescentes au regard indifférent, méfiant, aigri, voire méchant, âpres au gain, que la civilisation moderne a corrompues…Elles peuvent se prostituer pour un jean, ou faire boire de la bière à leur bébé…


Qu’adviendra t-il de cette tribu qui vit en suivant le rythme des saisons, sans se préoccuper normalement du monde extérieur ?

Une irrésistible impulsion me pousse jusqu’ à la case de cette femme Himba où habite aussi sa fille ou petite fille ? et un garçon ; le dépouillement* est encore plus violent, case tapissée de peaux de chèvres, marmite, une cuillère, et une boite en plastique où elle mélange la poudre de pierre rouge qu’elle écrase avec de la graisse, et dont elle s’enduit longuement le corps.


Fin de matinée, l’heure du départ de la case de Gérhardine. La séparation est une fois de plus émouvante, une petite fille pleure… On leur a procuré un moment de joie, et on s’en va… leur quotidien les a endurcit, mais nous pas…


A-t-on le droit de leur donner une sucette, comme à un enfant le temps d’un jour et de leur retirer le lendemain ? Qui le sait ?
Le voyage laisse aussi des cotés amers…

Etosha National Park

Etosha signifie « la grande terre blanche ». Le parc surprend par ses paysages de courte savane épineuse, et son immense étendue blanche « le pan » qui est un lac asséché recouvert de sel .


Nous empruntons plutôt les petites pistes, et protégés à l’intérieur du camping car, nous pouvons contempler en toute quiétude la vie diurne de ce monde sauvage.


Les pistes mènent de points d’eau en points d’eau, lieux privilégiés pour observer les animaux en nombre : ballets d’autruches, de zèbres, de gnous bleus, d’impalas, de springboks.


A la différence du Kruger Park où l’on trouve plutôt « un stock en largeur » d’animaux, ici à Etosha, l’on pourrait dire plutôt que l’on a un « stock en profondeur » : moins de variété, mais énormes groupes !


Christophe descend en catimini du camping car (formellement interdit !) pour récupérer du sel, et on plaisante en lui disant qu’il va se faire dévorer par un lion.

Sitôt rentré, quel est notre ébahissement de voir un énorme lion apparaitre de derrière la bute où Christophe était !!!


Le pan n’est pas encore asséché, et cette terre de mirage nous offre un spectacle grandiose de ses reflets blancs et argent à la surface de l’eau, à peine plissée.


Vision merveilleuse des animaux qui défilent dans l’herbe desséchée, en fond de lac bleu blanchâtre et de ciel bleu indigo.


Les animaux sont curieux, s’arrêtent pour nous dévisager.


Nous croisons beaucoup de girafes qui nous gratifient de leur démarche souple, et de leur grâce aristocratique.


Nous découvrons un champ entier d’arbres bouteilles, curiosités de la nature.

Le campement Okaukuejo à l’intérieur du parc se trouve près d’un point d’eau où ont été aménagés bancs et gradins pour observer les animaux.
Photos totalement irréelles au coucher du soleil.


Et même en plein jour, spectacle magique d’un troupeau entier de zèbres, springboks, oryx, et même grands koudous(« grands cons » comme je les appelle de mon langage châtié !!!) qui se désaltèrent paisiblement.

La région de l’Okavango

Elle offre des paysages de vastes plaines marécageuses au bord du fleuve Okavango, un des rares fleuves au monde à ne jamais atteindre la mer.


Du fait de la présence de l’eau, les arbres maroula, les mopanes, les acacias et les papyrus abondent.


De temps en temps, apparaissent des stands d’artisanat local sur le bord de la route, où nous achetons avions et voitures en bois (ou allons nous les mettre pour les rapporter ?), ou bien échangeons ou troquons, procédé qui marche bien avec des vêtements et de la nourriture dont ils ont plus besoin que d’argent.

Un campement au bord de la rivière, d’où l’on jette un coup d’œil curieux sur l’autre rive : l’Angola, encore un pays plus pauvre.

Un autre petit Lodge, niché au bord de l’Okavango nous ravit. (Ngepi camp aux Popa Falls pour les jaloux !).
Cabanes dans les arbres ou emplacements de camping sur la rive luxuriante du fleuve, où tout est aménagé avec du local : pirogues pour tables, troncs pour sièges, terrasses surplombant le fleuve.


Même une cage immergée dans le fleuve pour se baigner si le cœur nous en dit au milieu des hippos et des crocos !


Mais le clou du camp, ce sont les sanitaires en plein air, et en osmose avec la végétation : trône royal, Queen sanitary pour des moments d’aisance invitant à la rêverie !!


Les filles aux anges les testent tous !
Emma, coutumière de longs moments dans ces lieux en abuse, et les filles m’y portent même mon bouquin et une tasse de thé pour profiter davantage de la vue !!!


La baignoire et les douches, eau chaude solaire, tenez vous bien, invitent aux ablutions intempestives !


Nous apéritivons et dinons avec un groupe de 4 belges, gais lurons, copains de voyage.

Non loin, joyau de la Namibie, le parc national de Mahango, petit coin de savane qui concentre toute la faune sauvage que l’on rêve de voir : zèbres en élégants costumes de bagnards, majestueux hyppotragues noirs, énormes éléphants, titans pacifiques …


Et abrite d’énormes spécimens de baobabs.

Un éléphant adolescent , jeune fougueux à qui on coupe involontairement la route nous montre son agacement et nous prouve sa force en secouant un arbrisseau de tous cotés.


Christophe philosophe en lui expliquant que l’arbre ne lui a rien fait, LUI !!!
Emma, en jouant avec sa dinette adorée a bu du thé dans une tasse en plastique ayant contenu diverses graines, plantes, terre et boue que leur imagination transforme en aliments pour leur restaurant.
Evidemment, elle a une gastro et reste sans forces 2 jours durant.

La bande de Caprivi

Nous roulons sur la bande de Caprivi, longue bande de terre au nord de la Namibie qui se faufile au travers de l’Angola, le Zimbabwe, le Botswana et la Zambie.
Cette région a longtemps été boudée des visiteurs en raison des groupes armés qui y sévissaient !
La route est monotone, ponctuée de petits villages de cases rondes, pas âme qui vive à priori, mais descendez de votre véhicule devant une petite cahute en bord de route qui vend quelques éléphants en bois, et en 3 secondes les villageois surgissent comme par enchantement !!! C’est l’Afrique !!!


Au bout de la bande de Caprivi, là où l’entonnoir de fleuves s’ouvre sur un passage entouré de rivières et baigné de marécages, véritable sanctuaire de la faune africaine .


Nouveau campement dans un joli Lodge à la déco locale, en bord du fleuve Kwando, dans une atmosphère authentique .

L’ambiance de quiétude nous engage à profiter une journée durant de ces magiques instants à admirer le fleuve, du haut des terrasses sur pilotis, où nénuphars, roseaux et papyrus ondulent au gré d’une douce brise et du léger plissement des eaux…


Visite d’une école de brousse namibienne où la plupart des enfants sont orphelins, vivant avec quelque tante, sœur, grand-mère ou cousines… et arrivent le matin le ventre vide…

Les enfants sont ravis de chanter pour nous, nous faisons de même avec une comptine française !


Agathe émerveille toute une cour avec un dessin tracé au sol !


Le principal de l’école est très fier de nous recevoir, de nous expliquer les difficultés du quotidien, le manque de tout, et pose très volontiers pour ma photo !


Katima Mulilo, ville poussiéreuse (comme toutes d’ailleurs !), avec une rue principale et quelques supermarchés nous permet de nous ravitailler, et de visiter un marché local de légumes, tissus et nombreux « salons » de coiffure !


Une curiosité au cœur de la ville !

wc baobab
Nous dénichons là un petit Lodge qui organise des safaris sur le Zambèze, à bord d’un petit bateau métallique équipé de tentes sur le toit ! LE rêve des filles, non réalisé en Australie.


Nous embarquons donc pour un jour et une nuit à bord pour un « house safari boat ». Encore une aventure différente !


Paisible navigation au gré du fleuve, en admirant les berges jonchées de roseaux,


Les plages de sable blanc,


Les mignonnes petites oreilles des hippos qui dépassent de l’eau, ne nous y trompons pas ce « cheval de fleuve » est extrêmement dangereux, sa charge est fulgurante !
Ou les crocos , ces cuirassés submersibles sournois qui font les morts.


Splendide coucher de soleil sur la plage de sable blanc où nous débarquons pour la nuit.


Notre skipper local, Zola, organise un feu de camp, chaises autour, et prépare les tentes pour la nuit ( Elsa c’est un Zola à disposition qu’il te faut si tu fais du camping !!!) et nous préparons notre tambouille dans le petit coin cuisine très bien aménagé sur le bateau.


Le silence palpable n’est troublé que par le cri des oiseaux, ou le glissement d’une pirogue locale sur l’eau qui nous rappelle que le Zambèze partage 2 pays, la Namibie et la Zambie, où 2 peuples se regardent d’une rive à l’autre, mais ne peuvent se rencontrer, sauf la nuit lorsque le marché noir se réveille …


Nuit emmitouflés dans les 2 tentes sur le toit qui excitent plus que de coutume les filles, riant aux éclats à l’idée de tomber la nuit dans le fleuve si rassurant !!!


Petit dej au cœur d’une Afrique qui se réveille langoureusement…Le temps semble s’être arrêté…

Un « artiste local » à qui nous achetons un baobab en fer torsadé, nous dit que le copain du copain du cousin possède une peau de … lionne qui me tente bien après celle de zèbre !
On l’embarque, ainsi que le copain, et direction 40 rues différentes pour atteindre la case où elle se trouve dans le bidonville… vont-ils nous couper la gorge ???


Même si l’envie y était, je reste désabusée devant la peau miteuse, tannée localement, avec sa tête dérangeante d’affreuse réalité…

Et ainsi s’achève notre circuit en Namibie, direction la frontière pour les chutes Victoria, par la Zambie.
La Namibie,
Immensité et splendeur de ses territoires sauvages, très peu peuplés par les hommes ,
Abondance exceptionnelle de sa faune sauvage,
Variétés de paysages époustouflants, uniques, qui se succèdent à l’infini,
Rencontre impromptue avec son peuple et ses tribus dont certaines ont tout simplement choisi une autre ligne de progression de vie que les occidentaux, respectueuse de la vie sauvage………………
Bye, bye enchanteresse, troublante, nonchalante et désertique Namibie……………

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